LA "PORTE DES ENFERS" S'OUVRE SUR LES PROFONDEURS DE L'ÂME

L'enfer n’est pas un lieu ni une menace, il existe à l’intérieur de nous-même. Il est le fruit de nos terreurs d’enfants, de nos erreurs d’adultes, lentement muri par la peur de mourir… Ou est-ce la peur de vivre ? Non de disparaître, mais de sombrer dans un abyme existentiel sans issue ni secours ? Qu’y a-t-il en enfer ? Nous-mêmes. Nos démons les plus féroces, nos lâchetés les plus viles, nos reproches les plus amers, nos remords les plus douloureux. L’enfer nous contient, et nous contenons l’enfer. Oka en dresse un tableau saisissant. Sa "Porte des enfers" cache - ou révèle - 4 entités de cauchemar. De droite à gauche, Remord et ses aveux sanglants répandus sur le sol ; Frustration et son désir cloué à terre, impuissant ; Solitude, recluse, à jamais en prière ; Deuil, insoutenable comme la perte d’un enfant. Démons des plus redoutables. Il convient de les tenir enfermés dans une boîte cadenassée… qu’on ouvrira régulièrement afin d’en éclairer les profondeurs. Mémento Mori !

LA PORTE DES ENFERS (1,5 m x 1,2 m) et ses 4 démons : Deuil, Solitude, Frustration et Remord

FRUSTRATION

SOLITUDE

LES GARDIENS

LA PORTE vue de dos (entrouverte, à gauche) et fermée (ci-contre)