ON EN PARLE !

"J'AI RESSENTI UN VÉRITABLE ELECTROCHOC VISUEL ET EMOTIONNEL"

Francis Pellerin pour la revue "Regard"  n° 139

"UNE EXPO QUI TORD LES BOYAUX !"

Laudac (Laurent Dachet) sur sa page facebook

"Une exposition magnifique qui tord les Boyaux. Je ne vous montre que la Pièce qui est en vitrine parce qu'il faut y aller ! Et voir TOUT, tout est beau... Ma plus belle expo depuis bien longtemps ..." (21/09/17)

https://www.facebook.com/laurent.dachet

"T'ES SUR LA BONNE VOIE... VOIX"

Michel Nedjar

"LE MOISI, C'EST LA VIE !"

5 questions posées à OKA par 5 journalistes de la presse magazine : Danielle McCaffrey (Neon), Jean-Pierre Vrignaud (National Geographic), Carole Chatelain (Sciences et Avenir), Eric Le Braz (7x7.press), Jean-Luc Coatalem (Géo)

Mais pourquoi ?

Parce qu’il faut bien que quelqu’un s’y colle. Nous sommes tous habités par nos morts, mais moi, je me sens comme mandaté pour les tirer de l’ombre. Et l’art fournit les outils nécessaires pour les faire parler.

 

Quel est l’œuvre qui a fait « déclic » et t'a invité à travailler ces matières vivantes (mortes) ?

La collection Kerchache. Ça été un choc esthétique, je parcourais les allées de l’expo "Vaudou" avec le sentiment d’être en accord avec tout ce que je voyais… Ces effets de matière, de couleur, le mystère insondable et vaguement effrayant de ces objets, façonnés par des artistes sorciers… J’étais comme Stendhal à Florence : exalté, transporté, littéralement en transe.

 

C’est facile de composer avec la décomposition ?

C’est exaltant, parce que j’ai l’impression d’explorer un monde inconnu, où la nature règne en maître, où les règles de la vie humaine sont inopérantes. Le temps est différent, les moisissures apparaissent, se développent, essaiment et meurent en quelques jours seulement… Certaines ont des couleurs intenses, du vert, de l’or ; elles ont des formes incroyables, filamenteuses, pelucheuses, boursouflées… Je me suis constitué une sorte de mycothèque, une collection de souches, pour reproduire les effets qui me plaisent. Je compose mes couleurs moi-même, comme les peintres de l’ancien temps, avant l’apparition des tubes de peinture. J’invente, je tâtonne, et parfois je fais des découvertes stupéfiantes.

 

Le moisi, c’est la vie ?

Ni plante, ni animal… On parle de champignon, d’une chose bien vivante, mais très différente de nous, un peu effrayante, une forme de vie qui nous échappe et peut nous tuer… D’ailleurs les gens me demandent souvent si mes fétiches ne sont pas toxiques, contagieux, si je peux tomber malade dans mon atelier… Les morts sont pareils, potentiellement toxiques, il faut un rituel pour s’en protéger. Nous en avons hérité, nous n’avons pas choisi, c’est une forme de pensée qui peut nous rendre fou. 

A ton âge, est-ce encore raisonnable de jouer à la poupée ?

On ne se méfie jamais assez des poupées ! Autant de figurines, autant de dépouilles, autant de macchabées. A l’origine du théâtre, il y a les marionnettes. Et il y a Dionysos, le dieu de l’ivresse, de la perte de soi, de l’altérité. L’idée de jouer à la poupée a quelque chose de terrifiant. Tous les amateurs de cinéma fantastique vous le diront. Il y a même un mot pour dire ça : pediophobie. Et en même temps, c’est très excitant.

"DRÔLE ET FLIPPANT À LA FOIS"

Eric Le Braz pour Management magazine n°222

"IL EXORCISE LES ÂMES TOURMENTÉES"

Cyrielle Lemoigne pour Ça m'intéresse Histoire n°50